Biblio

ASTIER Ingrid, Le Goût du thé, Editions Mercure de France, Paris, 2007.

BECAUD Nadia, Le Thé, La Culture chinoise du thé, Editions Stéphane Bachès Lyon 2004.

BLOFELD John, Thé et Tao, L’art chinois du thé, Albin Michel, Paris, 1997.

BUTEL Paul, Histoire du thé, Editions Desjonqueres, Paris, 2007.

FINKOFF Michel, Mes jardins de thé : voyages dans les plantations de Ceylan et Darjeeling, Albin Michel, Paris, 1990.

FORTUNE Robert, La Route du thé et des fleurs, Petite Bibliothèque Payot, Paris, 1992.

GAUTIER Lydia, Le thé, Arômes et Saveurs du monde, Editions Aubanel, Genève, 2005.

MONTSEREN Jean, Guide de l’amateur de thé, Editions Solar, Paris, 1999.

OKAKURA Kakuzô, Le Livre du thé, Editions Philippe Piquier, Arles, 2006.

BOBIN Christian

« Une seule fois vous aviez pu déserter. Vous aviez inventé un prétexte et vous aviez passé deux jours délicieux, loin, si loin des mots savants, des voix analphabètes. Ce jour-là, des enfants vous avaient convié à un jeu, un repas de poupées. Tout au fond du jardin, ils vous invitaient à partager, à l’étroit dans une cabane de tôle ondulée, un thé sans eau, un thé sans thé, un thé absent versé dans des tasses en plastique sales. Vous aviez répondu à leur invitation et goûté lentement le thé invisible, accompagnant votre dégustation de commentaires, dans le temps où, à quelques centaines de mètres de là, le colloque s’enfonçait dans l’ennui et la mort-un repas d’ombres autour d’une table d’ombre. »

BOBIN Christian, L’Inespérée, Editions Gallimard, 1994.

SABATIER Robert

« L’oncle Henri alignait ses paquets de thé comme des trophées, les vidait dans des boîtes de métal revêtues d’étiquettes colorées sur lesquelles on lisait : thé campbon, thé souchang, thé pouchang, thé pékao, thé orange pékao, thé souchay, thé ankay… Maniaque du thé, il étudiait à la loupe la manière dont était roulée ou agglomérée la plante, il ouvrait une boîte et, avant de passer à une autre, humait le parfum et refermait bien vite. Il voulut goûter immédiatement un Ceylan longues feuilles qu’on lui avait vanté. On fit bien vite une préparation et Marguerite apporta des tasses.

-          Tu en veux ? demanda la tante à Olivier.

-          Oui, je veux bien, ma tante.

Il s’assit avec les grands devant le guéridon ovale. L’oncle fit un exposé sur l’importance de l’eau pour la fabrication des boissons comme la bière et le thé, pour le lavage du beurre et la qualité des pâtes à papier. »

SABATIER Robert, Trois Sucettes à la menthe, Editions Albin Michel, 1972.

COLETTE

« Car, abondant ou non, le goûter dans un « thé » ou un bar est un plaisir de sociabilité plutôt que de gourmandise. Il tient la place d’un rendez-vous d’amour ou d’amitié. Surtout d’amitié, les amants jeunes estimant – les fous !- que l’heure donnée à l’appétit est une heure perdue pour l’amour.

L’heure du thé est, pour bien des femmes solitaires, l’heure chaleureuse de la journée. Il y a certainement des femmes tristes dans un thé-restaurant, il n’y a pas de femmes qui paraissent tristes. L’endroit est généralement tiède, le pain grillé fleure bon, le chocolat sent le chocolat. La poétique, la fallacieuse odeur du café plane. Les femmes ont leur visage de voyageuses qui s’installent dans un train pour un long trajet. Beaucoup d’entre elles ont ménagé, à la fin d’une journée active, ce moment de détente. »

COLETTE, Paris de ma fenêtre, Librairie Arthème Fayard, 2004.

ONFRAY Michel

« La tasse de thé est alors miroir de l’âme aussi bien que de la civilisation le permettant. L’ensemble des pratiques codifiées, ritualisées et transmises avec une extrême précision donne naissance au théisme, cette religion de la beauté et du geste qui ouvrage le virtuel pour mieux susciter un réel supérieur. Le thé est voie d’accès à la sagesse zen pour laquelle importe la perfection dans le détail, car la fraction de seconde est microcosme qui récapitule l’univers. Manquer le détail, c’est s’interdire la totalité. De Chen Nung à l’usager pratiquant le théisme en passant par Dharma, le thé est un véhicule spirituel de haute densité. »

ONFRAY Michel, La Raison gourmande, Editions Grasset, 1995.

 

WEYERGANS François

« Du jour au lendemain, il avait cessé de boire, avalant des litres de jus de légumes et de thé. Il perdit quelques kilos et devint expert en thés verts chinois, les thés en bourgeons et les thés en feuilles roulées ou torsadées. Le Dong Ding Wu Long et le Zhu Cha étaient ses préférés. Ses filles, Chloé et Sieglinde, lui offrirent pour l’encourager deux théières pourpres et un zong ancien en porcelaine d’un joli blanc bleuté. »

WEYERGANS François, Trois Jours chez ma mère, Editions Grasset, 2005.

 

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